Le Poker a inspiré de nombreux joueurs, hommes célèbres ou philosophes. Ces citations et proverbes sont pour certains devenus célèbres. Sur ce post sont répertoriées quelques unes d'entre elles.
N'hésitez pas à me transmettre celles que vous connaissez en commentaire, et n'oubliez pas le nom de l'auteur.
"Le Texas Hold'em No Limit est la cadillac du Poker"
Doyle Brunson
"Le poker est un jeu passionnant permettant de perdre son argent, son temps et ses amis."
Philippe Bouvard
"Le poker permet de tout oublier, y compris qu'on n'a pas les moyens d'y jouer."
Philippe Bouvard
"Poker. Jeu qui semble se jouer avec des cartes et dans un but que le lexicographe ignore absolument."
Ambrose Bierce dans le dictionnare du diable
"C'est formidable le poker. Ce qui compte, ce n'est pas de disposer de bonnes ou de mauvaises cartes mais de savoir jouer avec les mauvaises."
Bernard Werber
"Si vous êtes à une table de poker et que vous n'arrivez pas à savoir lequel de vos adversaires va être le pigeon de la soirée, c'est qu'il y a de bonnes chances que ce soit vous."
Paul Newman
"L'homme ne joue pas au poker : le poker se joue de l'homme."
François Montmirel
"Je vous parie 100 jetons que je peux m'arrêter de parier quand je veux."
Régis Hauser
"La passion du jeu se manifeste, soit dans le gain, soit dans la perte, par des symptômes frappants."
Denis Diderot
"Le Texas Hold’em no limit va devenir un jeu dont seuls quelques ringards se souviendront."
Prévision de Mason Malmuth (un grand Mr du Poker) datant de 1993
"Le Omaha High sera le Poker de demain"
Prévision de Doyle Brunson en 1999
"S'il n'y avait pas une part de chance au Poker, je crois que je gagnerais à tous les coups"
Phil Helmuth
"J'ai révolutionné la manière de jouer au Poker"
Phil Helmuth
"La chance ne donne jamais, elle prête seulement"
Proverbe suédois
"Cela ne suffit pas de gagner, il faut que les autres perdent"
Gore Vidal
"Si j'étais roi, je me méfierais des As."
Tristan Bernard
jeudi 13 mai 2010
lundi 10 mai 2010
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Les tournois Freeroll sont les tournois de poker les plus populaires que l'on trouve online. L'inscription pour jouer est gratuite et sur la majorité des sites de poker les dotations peuvent se chiffrer à quelques milliers de dollars. Nous traiterons ci-dessous d'une stratégie qui à fait ses preuves dans les tournois freeroll.
En Début de tournoi
La plupart des stratégies de tournoi de poker freeroll préconisent de jouer très serré d'entrée afin d'éviter de se faire "sortir" par des joueurs possédant des mains faibles et qui touchent des flop miraculeux. Dans cette stratégie de freeroll, nous allons étudier comment se construire au plus vite un gros tapis avec le risque de sortir prématurément du tournoi. La théorie ici est que puisque vous investissez $0, et que les freerolls peuvent durer très longtemps pour un gain relativement faible, nous voulons gonfler notre tapis rapidement ou passer au prochain tournoi ! Bien sur nous ne jouerons pas avec deux cartes quelconques, mais jouerons plutôt large si nous pouvons rentrer dans le coup avec des suited connectors, des petites paires, et deux cartes de même couleur. Le but étant de toucher un beau flop et de doubler ou tripler sa mise.
Si vous touché une grosse paire, essayez en chassant d'obtenir un maximum de mises avant le flop, car vous aurez probablement au moins un joueur pour vous suivre. Les joueurs qui mettraient tous leur jetons préflop avec des mains comme Kx se coucherons après le flop s'ils n'obtiennent pas une paire au tableau.
Ne perdez pas de vue que le but (je me répète) est d'amasser un Max de jetons ou de sortir ! Ne prenez pas la peine de bluffer, car pendant ces tournois freeroll vous trouverez toujours un ou plusieurs adversaires pour vous payer. Contentez-vous de jouez les mains qui ont un potentiel énorme de profit!
Milieu de tournoi
Après environ une heure, nous pouvons sans risque dire que nous sommes aux étapes moyennes. Les blinds ont augmenté plusieurs fois et une bonne moitié des joueurs ont été éliminé. Si vous êtes encore en lice vous devez avoir un bon tapis. Si celui-ci est de taille moyenne ou en dessous de la moyenne générale des joueurs du tournoi, gardez votre stratégie et essayez de le doubler aussitôt que possible. Cependant, si vous avez un tapis au-dessus de la moyenne il est temps de changer de vitesse. Mettez la pression sur les petits tapis et évitez les affrontements avec les gros. Cela ne peut vous être que bénéfique! Vous devez, à ce stade du tournoi freeroll, soit miser ou relancer soit vous couchez. Ne suivez pas si vous n'êtes pas dans une optique de slowplaying. Les blinds sont très chères à ce niveau et ce n'est pas la peine de les perdrent inutilement en jouant "à l'aveugle". Cette stratégie suit la même ligne que le jeu typique de milieu de tournoi quand vous avez un bon gros tapis.
Un des meilleurs moments dans le tournoi de pratiquer bluff est pendant les étapes moyennes, parce que les petits tapis essayeront de sauvegarder au maximum le peu de jetons qu'ils leur restent en attendant de toucher une main ou un flop canon. Ils se coucheront, si vous leur mettez la pression, avec n'importe quelles mains moyenne et même parfois fortes afin de ne pas perdre leurs jetons de peur de finir "bulle" (derniers joueurs éliminés avant les places payées).. Plus vous vous rapprocherez des places payées plus vous devrez attaquer les petits tapis. Par contre, il faut éviter (si on n'a pas une main de premier ordre) de jouer contre un petit tapis qui ,placé avant nous, fait une grosse relance ou va all-in, car il aura presque toujours une main meilleure que la notre. Evitez de prendre des risques inutiles! Relancez-les quand ils suivent, mais s’ils sur relance et que vous n'avez rien ou pas grand chose, couchez-vous!
En conclusion vous devez éviter les affrontements avec les gros tapis à moins que vous ayez une combinaison énorme vous-même. Vu la façon dont vous avez joué vous êtes considéré comme un joueur loose. Un joueur ayant un gros tapis sera plus enclin à vous payer lorsque vous relancerez. Si vous obtenez une main de top qualité, ceci fonctionne parfaitement, car vous aurez une bonne chance d'être payer ou relancé et donc de pouvoir doubler votre tapis.
Misez, relancez/sur-relancez, attaquez les faibles et évitez les fort ! C'est ça le poker!
Derniers niveaux et Tableau finale
Si vous n'êtes pas déjà passé à l'attaque, vous manquez de temps. Chaque fois qu'un joueur se fait éliminer veut dire généralement "Plus d'argent dans la poche de chacun des autres!" Aussi les petits tapis joueront plus serrés que jamais. Si vous êtes vous-même short stacked, pensez à aller All in quand vous toucherez un As, un roi, des connecteurs assortis ou une petite paire afin d'essayer de doubler votre tapis. En table finale on peut considérer que bien souvent l'importance des tapis est plus élevée que la valeur intrinsèque des cartes. Se contenter de suivre coûte trop cher à moins que vous ne vous embusquiez pour piéger l'adversaire et lui prendre un max de jetons. Relancez ou couchez-vous, ne suivez qu'avec des grosses mains pour piéger.A cet instant du tournoi, les coups iront rarement ou presque jamais jusqu'à l'abattage (showdow), et d'autres joueurs joueront aussi très agressivement. Pensez à piéger plus que jamais. Les grosses cartes et les paires sont de grosses mains au contraire des mains de tirages; qui sont des mains de ... Attaquez comme toujours les "pauvres" pour ne pas les laisser garder leurs maigres provisions (quelle morale!). Si vous vous vous retrouvez en situation de pouvoir suivre un petit tapis en tête-à-tête et que le montant de son all in représente moins de 10% de votre tapis, alors foncez avec n'importes quelles cartes! C'est plus que la chance qui compte et on ne sait jamais!
Si vous êtes assez chanceux pour arriver en finale (2 joueurs dont vous) du tournoi, vous devrez relancer un maximum de mains si l'adversaire est du type à souvent se coucher . Si vous sentez qu'il sous-joue vous pouvez jeter votre main minable, mais vous verrez que beaucoup de fois il se couchera tout seul, se pliant sous la pression implacable que vous lui faite subir. Détendez-vous et gardez à l'esprit que vous avez investi $0, que vous avez déjà gagné de l'argent et que le jeu agressif est la meilleure méthode pour gagner les heads up!
En Début de tournoi
La plupart des stratégies de tournoi de poker freeroll préconisent de jouer très serré d'entrée afin d'éviter de se faire "sortir" par des joueurs possédant des mains faibles et qui touchent des flop miraculeux. Dans cette stratégie de freeroll, nous allons étudier comment se construire au plus vite un gros tapis avec le risque de sortir prématurément du tournoi. La théorie ici est que puisque vous investissez $0, et que les freerolls peuvent durer très longtemps pour un gain relativement faible, nous voulons gonfler notre tapis rapidement ou passer au prochain tournoi ! Bien sur nous ne jouerons pas avec deux cartes quelconques, mais jouerons plutôt large si nous pouvons rentrer dans le coup avec des suited connectors, des petites paires, et deux cartes de même couleur. Le but étant de toucher un beau flop et de doubler ou tripler sa mise.
Si vous touché une grosse paire, essayez en chassant d'obtenir un maximum de mises avant le flop, car vous aurez probablement au moins un joueur pour vous suivre. Les joueurs qui mettraient tous leur jetons préflop avec des mains comme Kx se coucherons après le flop s'ils n'obtiennent pas une paire au tableau.
Ne perdez pas de vue que le but (je me répète) est d'amasser un Max de jetons ou de sortir ! Ne prenez pas la peine de bluffer, car pendant ces tournois freeroll vous trouverez toujours un ou plusieurs adversaires pour vous payer. Contentez-vous de jouez les mains qui ont un potentiel énorme de profit!
Milieu de tournoi
Après environ une heure, nous pouvons sans risque dire que nous sommes aux étapes moyennes. Les blinds ont augmenté plusieurs fois et une bonne moitié des joueurs ont été éliminé. Si vous êtes encore en lice vous devez avoir un bon tapis. Si celui-ci est de taille moyenne ou en dessous de la moyenne générale des joueurs du tournoi, gardez votre stratégie et essayez de le doubler aussitôt que possible. Cependant, si vous avez un tapis au-dessus de la moyenne il est temps de changer de vitesse. Mettez la pression sur les petits tapis et évitez les affrontements avec les gros. Cela ne peut vous être que bénéfique! Vous devez, à ce stade du tournoi freeroll, soit miser ou relancer soit vous couchez. Ne suivez pas si vous n'êtes pas dans une optique de slowplaying. Les blinds sont très chères à ce niveau et ce n'est pas la peine de les perdrent inutilement en jouant "à l'aveugle". Cette stratégie suit la même ligne que le jeu typique de milieu de tournoi quand vous avez un bon gros tapis.
Un des meilleurs moments dans le tournoi de pratiquer bluff est pendant les étapes moyennes, parce que les petits tapis essayeront de sauvegarder au maximum le peu de jetons qu'ils leur restent en attendant de toucher une main ou un flop canon. Ils se coucheront, si vous leur mettez la pression, avec n'importe quelles mains moyenne et même parfois fortes afin de ne pas perdre leurs jetons de peur de finir "bulle" (derniers joueurs éliminés avant les places payées).. Plus vous vous rapprocherez des places payées plus vous devrez attaquer les petits tapis. Par contre, il faut éviter (si on n'a pas une main de premier ordre) de jouer contre un petit tapis qui ,placé avant nous, fait une grosse relance ou va all-in, car il aura presque toujours une main meilleure que la notre. Evitez de prendre des risques inutiles! Relancez-les quand ils suivent, mais s’ils sur relance et que vous n'avez rien ou pas grand chose, couchez-vous!
En conclusion vous devez éviter les affrontements avec les gros tapis à moins que vous ayez une combinaison énorme vous-même. Vu la façon dont vous avez joué vous êtes considéré comme un joueur loose. Un joueur ayant un gros tapis sera plus enclin à vous payer lorsque vous relancerez. Si vous obtenez une main de top qualité, ceci fonctionne parfaitement, car vous aurez une bonne chance d'être payer ou relancé et donc de pouvoir doubler votre tapis.
Misez, relancez/sur-relancez, attaquez les faibles et évitez les fort ! C'est ça le poker!
Derniers niveaux et Tableau finale
Si vous n'êtes pas déjà passé à l'attaque, vous manquez de temps. Chaque fois qu'un joueur se fait éliminer veut dire généralement "Plus d'argent dans la poche de chacun des autres!" Aussi les petits tapis joueront plus serrés que jamais. Si vous êtes vous-même short stacked, pensez à aller All in quand vous toucherez un As, un roi, des connecteurs assortis ou une petite paire afin d'essayer de doubler votre tapis. En table finale on peut considérer que bien souvent l'importance des tapis est plus élevée que la valeur intrinsèque des cartes. Se contenter de suivre coûte trop cher à moins que vous ne vous embusquiez pour piéger l'adversaire et lui prendre un max de jetons. Relancez ou couchez-vous, ne suivez qu'avec des grosses mains pour piéger.A cet instant du tournoi, les coups iront rarement ou presque jamais jusqu'à l'abattage (showdow), et d'autres joueurs joueront aussi très agressivement. Pensez à piéger plus que jamais. Les grosses cartes et les paires sont de grosses mains au contraire des mains de tirages; qui sont des mains de ... Attaquez comme toujours les "pauvres" pour ne pas les laisser garder leurs maigres provisions (quelle morale!). Si vous vous vous retrouvez en situation de pouvoir suivre un petit tapis en tête-à-tête et que le montant de son all in représente moins de 10% de votre tapis, alors foncez avec n'importes quelles cartes! C'est plus que la chance qui compte et on ne sait jamais!
Si vous êtes assez chanceux pour arriver en finale (2 joueurs dont vous) du tournoi, vous devrez relancer un maximum de mains si l'adversaire est du type à souvent se coucher . Si vous sentez qu'il sous-joue vous pouvez jeter votre main minable, mais vous verrez que beaucoup de fois il se couchera tout seul, se pliant sous la pression implacable que vous lui faite subir. Détendez-vous et gardez à l'esprit que vous avez investi $0, que vous avez déjà gagné de l'argent et que le jeu agressif est la meilleure méthode pour gagner les heads up!
Patrick Bruel: Les conseils pour gagner au Poker
Voici quelques petits conseils que j'applique moi-même (Ce ne sont pas les miens mais ceux de Patrick Bruel) quand je joue à une table... A tel point d'ailleurs que maintenant, ce sont des automatismes et que je n'ai même pas besoin d'y penser....Donc, vous aussi, gardez en tête cette petite check-list. Et avec ça, croyez-moi, vous serez déjà très bien armé pour gagner au poker...
1 - Ne jouez pas au hasard!
La première chose à faire après avoir appris les règles et s'être familiarisé avec le jeu lui-même est d'étudier la technique. Cela ne s'invente pas. Et vous en apprendrez tous les jours!. D'abord, sélectionnez vos mains de départ non seulement selon leur valeur intrinsèque mais aussi selon votre position à la table par rapport au bouton et les mises des autres joueurs. Respectez une certaine discipline. N'oubliez pas que le poker n'est pas -seulement- un jeu de hasard.
2 - Observez autour de vous!
Ne tombez pas en admiration devant vos cartes. Et d'ailleurs attendez pour les regarder que ce soit votre tour de parole. Avant, rien de mieux que guetter les réactions, les tics de vos adversaires quand ils découvrent les leurs. Au dernier moment, regardez votre jeu et mémorisez-le une fois pour toutes. A tout moment, tous vos sens doivent rester disponibles pour étudier l'évolution de la situation.
3 - Prenez votre temps!
Vous aurez parfois de nombreux éléments à analyser, des décisions difficiles à prendre... Pas de précipitation, jouez à votre rythme, prenez votre temps. Et prenez-le aussi si la décision est évidente! Car si vous ne réfléchissez que lorsque vous avez un problème, votre comportement deviendra lisible par vos adversaires, même s'ils n'ont pas une licence en psycho! Obligez-vous à compter mentalement au moins jusqu'à 5 avant d'entreprendre une action, même évidente.
4 - Ne gaspillez pas vos jetons!
Arrêtez de penser que vous devez être de tous les coups. C'est comme les rames de métro, il y en aura toujours un autre dans une minute. Donc ne jouez pas avec n'importe quoi sous prétexte que la mise n'est pas énorme. Cela vous obligera parfois à passer pendant une demi-heure ou même davantage. C'est parfois ennuyeux mais tant pis, cela vaut mieux que de jeter votre argent par les fenêtres, non?
5 - Méfiez-vous des petites paires!
Les paires servies entre les 2 et les 6, surtout si vous êtes en début de parole, sont très délicates à jouer. Votre position à la table avec de telles mains est primordiale, de même que le nombre de joueurs et le prix à payer. Il est important de calculer votre cote et votre espérance de gain, sachant que votre principale chance de remporter le pot est de réussir un brelan, ce qui arrive moins d'une fois sur 8 sur le flop.
6 - Apprenez à doser vos mises!
L'une des subtilités du Texas Hold'em No limit est de savoir faire les bonnes relances. Ni trop faibles ni trop fortes. Inutile de miser 1000 quand il n'y a que 100 à gagner; et à l'inverse ne misez pas 100 quand il y a déjà 1000 dans le pot!
Il vous faut aussi essayer de ne pas miser toujours exactement le même montant en fonction de la force de votre jeu. Variez pour ne pas être lu par vos adversaires. Si vous dites "TAPIS" à chaque fois que vous avez le jeu "max", que vous faites une mise moyenne quand vous avez un jeu moyen, et que vous ne misez pas si vous avez un jeu faible...vos adversaires auront vite fait de lire dans vos cartes!
7 - Soyez audacieux!
A tous les stades du coups, n'hésitez pas à être agressif et à mettre vos jetons en premier si la main vaut la peine d'être jouée. Si par exemple vous n'avez pas la moindre paire mais un tirage couleur plus un tirage quinte sur le flop, ne soyez pas timoré avec vos jetons. Le semi-bluff est une arme redoutable!
8 - Ne soyez pas émotif!
Pas de panique. Que vous cherchiez à exploiter une quinte flush ou que vous choisissiez de risquer tous vos jetons sur un bluff, l'important est de garder votre lucidité et votre impassibilité en toutes circonstances. L'émotion est votre ennemie car elle vous empêche d'analyser toutes les informations dont vous disposez. Si vous devenez tout rouge et écarquillez les yeux quand vous avez du jeu, les adversaires risquent de s'en apercevoir....
9 - Résistez aux coups du sort et respectez vos adversaires!
Le poker est une rude école pour les nerfs. Les vôtres mais aussi ceux de vos adversaires. Vous gagnez? Contrôlez-vous par respect pour celui qui a perdu. Vous perdez? Ne vous découragez pas et ne vous énervez pas non plus. En tous cas, essayez!...
10 - N'attendez pas de miracle!
Ne tentez pas le diable avec un tirage lointain. Bien sûr, tout peut arriver. Mais surtout le pire, dans ces cas-là. Retenez les probabilités élémentaires et soyez rationnel. C'est la seule manière de mettre le hasard de votre côté. Au moins sur le long terme.
1 - Ne jouez pas au hasard!
La première chose à faire après avoir appris les règles et s'être familiarisé avec le jeu lui-même est d'étudier la technique. Cela ne s'invente pas. Et vous en apprendrez tous les jours!. D'abord, sélectionnez vos mains de départ non seulement selon leur valeur intrinsèque mais aussi selon votre position à la table par rapport au bouton et les mises des autres joueurs. Respectez une certaine discipline. N'oubliez pas que le poker n'est pas -seulement- un jeu de hasard.
2 - Observez autour de vous!
Ne tombez pas en admiration devant vos cartes. Et d'ailleurs attendez pour les regarder que ce soit votre tour de parole. Avant, rien de mieux que guetter les réactions, les tics de vos adversaires quand ils découvrent les leurs. Au dernier moment, regardez votre jeu et mémorisez-le une fois pour toutes. A tout moment, tous vos sens doivent rester disponibles pour étudier l'évolution de la situation.
3 - Prenez votre temps!
Vous aurez parfois de nombreux éléments à analyser, des décisions difficiles à prendre... Pas de précipitation, jouez à votre rythme, prenez votre temps. Et prenez-le aussi si la décision est évidente! Car si vous ne réfléchissez que lorsque vous avez un problème, votre comportement deviendra lisible par vos adversaires, même s'ils n'ont pas une licence en psycho! Obligez-vous à compter mentalement au moins jusqu'à 5 avant d'entreprendre une action, même évidente.
4 - Ne gaspillez pas vos jetons!
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L'une des subtilités du Texas Hold'em No limit est de savoir faire les bonnes relances. Ni trop faibles ni trop fortes. Inutile de miser 1000 quand il n'y a que 100 à gagner; et à l'inverse ne misez pas 100 quand il y a déjà 1000 dans le pot!
Il vous faut aussi essayer de ne pas miser toujours exactement le même montant en fonction de la force de votre jeu. Variez pour ne pas être lu par vos adversaires. Si vous dites "TAPIS" à chaque fois que vous avez le jeu "max", que vous faites une mise moyenne quand vous avez un jeu moyen, et que vous ne misez pas si vous avez un jeu faible...vos adversaires auront vite fait de lire dans vos cartes!
7 - Soyez audacieux!
A tous les stades du coups, n'hésitez pas à être agressif et à mettre vos jetons en premier si la main vaut la peine d'être jouée. Si par exemple vous n'avez pas la moindre paire mais un tirage couleur plus un tirage quinte sur le flop, ne soyez pas timoré avec vos jetons. Le semi-bluff est une arme redoutable!
8 - Ne soyez pas émotif!
Pas de panique. Que vous cherchiez à exploiter une quinte flush ou que vous choisissiez de risquer tous vos jetons sur un bluff, l'important est de garder votre lucidité et votre impassibilité en toutes circonstances. L'émotion est votre ennemie car elle vous empêche d'analyser toutes les informations dont vous disposez. Si vous devenez tout rouge et écarquillez les yeux quand vous avez du jeu, les adversaires risquent de s'en apercevoir....
9 - Résistez aux coups du sort et respectez vos adversaires!
Le poker est une rude école pour les nerfs. Les vôtres mais aussi ceux de vos adversaires. Vous gagnez? Contrôlez-vous par respect pour celui qui a perdu. Vous perdez? Ne vous découragez pas et ne vous énervez pas non plus. En tous cas, essayez!...
10 - N'attendez pas de miracle!
Ne tentez pas le diable avec un tirage lointain. Bien sûr, tout peut arriver. Mais surtout le pire, dans ces cas-là. Retenez les probabilités élémentaires et soyez rationnel. C'est la seule manière de mettre le hasard de votre côté. Au moins sur le long terme.
La psychologie au poker
Vous ne pouvez pas jouer au poker en faisant abstraction de la psychologie. La vôtre et celle des autres... Demandez-vous: "Qui bluffe? Qui a du jeu? Et moi, dois-je bluffer ou non? Dans quelle situation?"...Donc voici quelques points importants sur lesquels vous pourrez vous appuyer et à partir desquels vous bâtirez votre propre expérience. Avec cette fiche méthodologique, vous apprendrez à faire preuve de la meilleure psychologie qui soit et vous saurez vous adapter à tous les types de joueurs de poker.
Observez vos adversaires et faites preuve de psychologie
Observez-les. Leur style de jeu d'abord. Au poker, comme dans la vie, vous adaptez votre comportement en fonction des personnes à qui vous avez affaire. Il y a bien des caractères différents mais ce qui vous intéresse ici, c'est la manière dont ils se manifestent. En réalité, chaque joueur adopte plus ou moins consciemment un style de jeu.
Au poker, on peut jouer "large" ou "serré", "passif" ou "agressif". En fait, vous rencontrerez quatre types de joueurs, à vous de les identifier le mieux possible et le plus vite possible:
Le "large-passif": c'est le plus mauvais. Il joue "large" parce qu'il joue toutes les mains ou presque, sans discernement. En plus, il suit les mises et ne relance qu'une fois tous les 36 du mois. Lui, c'est le client idéal. Surtout ne suivez pas son exemple. Et si c'est un ami, conseillez-lui d'arrêter de jouer au poker!
Le "large-agressif": il est dans tous les coups et il relance très souvent. C'est un fou dangereux, un perdant à la longue. Mais il peut faire très mal s'il est en chance! Méfiez-vous de lui. N'entrez pas dans son jeu et attendez-le plutôt au coin du bois avec un jeu canon!
Le "serré-passif": celui-là, s'il entre dans un coup, il a toujours un gros jeu. Une main de premier choix. Donc méfiance. Mais d'un autre côté, il ne mise pas très fort. Il suit, il paye mais ne relance que quand il est sûr d'avoir le jeu gagnant. Sa stratégie de poker, si vous l'avez identifiée, est donc trop prévisible pour qu'elle vous nuise vraiment...
Le "serré-agressif": voilà le bon joueur! Le pro de la partie, très souvent. Il sélectionne rigoureusement ses mains de départ, pas tant par leur valeur absolue mais par leur valeur dans le contexte du coup. Son jugement est sûr. A côté de cela, il est agressif dans le sens où, quand il s'engage dans un coup, il n'hésite pas à prendre des risques et à miser gros. Cela ne veut pas dire qu'il ne bluffe jamais. Au contraire. Si la situation et les informations qu'il a recueillies lui font sentir une faiblesse chez le ou les adversaires, il sait frapper fort, même avec un jeu nul sur un flop terrifiant! Si vous croisez un joueur comme ça, fuyez sa table...Ou plutôt, jouez pas à sa table mais évitez les coups contre lui si vous pouvez et observez sa stratégie pour vous en inspirer...
Votre profil et votre image
Essayez de maîtriser vos émotions en toutes circonstances. A la fois pour garder votre lucidité, votre jugement; et d'autre part pour ne pas donner d'indications à vos adversaires. Oui, car si vous observez les autres, eux vous observent aussi!...
Sans que vous sachiez pourquoi, vous allez avoir tendance au début à adopter un style de jeu qui correspond à votre personnalité, à votre caractère. C'est comme ça. Ce serait de toute façon une erreur que de chercher à aller contre vos tendances naturelles. L'essentiel est de bien vous connaître et de bien connaître la technique de poker. Alors vous pourrez vous remettre en question et vous améliorer...
Avec le temps et l'expérience, vous apprendrez aussi à brouiller les pistes, à varier vos coups pour dérouter vos adversaires qui évidemment, comme vous le faites vous-même dans l'autre sens, cherchent à vous "lire"!
Les "Tells"
"Tell", comme de si nombreux termes du poker, est un mot anglais qu'on utilise souvent pour parler des indices que révèle le comportement d'un joueur à une table.... Pas seulement les mains qu'il joue mais son attitude pendant qu'il les joue. Pas seulement les situations où il mise ou le montant de ses mises mais le tempo des ses mises, ses gestes, ses mimiques pendant qu'il mise, ses réactions, ses émotions, ses tremblements, ses hésitations...Il y a mille choses qui méritent d'être prises en compte, qui complètent vos informations et vous aident dans votre jugement. Le tout est de bien interpréter ces informations, en sachant que les autres joueurs, se sachant observés, peuvent jouer la comédie. Car attention, la première chose à savoir est que tous les cinémas sont permis au Texas Hold'em! Ne vous laisser pas prendre!
D'abord, quand vous jouez à une table, soyez toujours en alerte. Sur les coups que vous jouez, évidemment. Mais aussi sur ceux QUE VOUS NE JOUEZ PAS! Cela vous permettra d'établir des "fiches" sur vos adversaires, d'associer des émotions ou des tics avec les cartes qu'ils ont montré à la fin du coup. Quand la même émotion, le même tic se reproduira contre vous, vous aurez une indication précieuse car souvent ce comportement correspondra au même type de cartes ou du moins à la même force que celle qu'il a montrée précédemment.
Voici quelques exemples pour vous donner une idée. Attention: ce n'est pas du 100% puisque justement les joueurs ont le droit de faire du cinéma. A vous de faire preuve de finesse pour interpréter un tell. Affaire d'expérience et d'instinct.
L'attitude générale: un joueur qui veut paraître fort est généralement faible. Et vice-versa. Celui qui se redresse sur sa chaise, vous regarde droit dans les yeux, veut vous intimider. Il a un jeu faible. Même chose s'il approche ostensiblement les mains de ses jetons alors que ce n'est pas à lui de parler. Il veut vous empêcher de miser! En revanche, si un bon joueur a l'air effondré ou semble un peu trop ostensiblement se désintéresser du coup, méfiance! Il a certainement une montagne!
Le visage: méfiez-vous des expressions très appuyées. Généralement, il faut les interpréter à l'inverse du message qu'elles semblent transmettre.
Le regard: celui qui vous fixe droit dans les yeux veut vous convaincre de jeter vos cartes. Payez-le! En revanche celui qui a des yeux de chien battu ou le regard fuyant a sûrement une main solide. Couchez-vous!
Les mains: les tells les plus fiables sont ceux qui concernent les mains des joueurs. Autant il est facile de composer des mines avec le visage, autant il est difficile de maîtriser ses mains. Un tremblement, un manque d'assurance dans la façon de miser ses jetons par rapport à ce que vous avez observé précédemment chez un joueur, sont la plupart du temps le signe d'un jeu faible chez lui.
La respiration. Si elle est rapide et saccadée, c'est que le joueur ne se sent pas à l'aise. Il est probablement en bluff! Si sa respiration est bloquée, même chose. C'est qu'il sait que vous l'observez et qu'il cherche à masquer sa gêne.
La parole. Au poker, il est tout à fait autorisé de parler pendant un coup. Parlez à votre adversaire comme il cherchera lui-même à vous faire parler. En tournoi, on voit souvent un joueur demander à celui qui le relance, combien il a misé (alors qu'il le sait parfaitement!)...Mais il cherche à apprécier un changement de timbre ou de volume. Une voix étranglée ou enrouée est la plupart du temps signe de bluff...
Mais, répètons-le, on est ici sur un terrain très mouvant. Sur lequel on ne peut pas donner de règle absolue. Tout dépend du niveau du joueur que vous avez en face de vous, de son tempérament, de son niveau...et du vôtre. Un novice sera à interpréter au premier degré. Un bon joueur au deuxième degré, c'est-à-dire qu'il va chercher à être plus vicieux. Quant au champion, il vaut mieux renoncer à le lire!...
Quant à vous, eh bien, il faut que vous fassiez attention à vos gestes, à vos mimiques, à vos paroles, etc...Si vous ne voulez pas que vos adversaires lisent en vous comme à livre ouvert! Le mieux est de rester impassible en toute circonstance. Si vous y arrivez, chapeau!
Le bluff
S'il ya bien un mot synonyme de poker, un mot que tout le monde connaît même sans avoir jamais joué au poker, c'est celui-là.... Eh bien, tout simplement parce qu'avant d'en parler vraiment, il fallait que vous connaissiez bien la technique du jeu. Parce que le bluff fait appel à toutes les notions du poker: la technique, la stratégie et la psychologie. Quand on parle de psychologie, c'est la vôtre et celle des autres. L'image que vous vous faites d'eux et celle qu'ils se font de vous!
Pour bluffer, il faut donc commence par bien connaître ses gammes. Et puis il faut d'autres qualités, comme l'instinct et le courage. Et il faut savoir que toutes les positions, toutes les configurations techniques ne se prêtent pas au bluff. Surtout quand vous jouez contre des bons joueurs. A vos débuts, il vaut mieux ne bluffer que très rarement. Cela ne vous empêchera pas de gagner, bien au contraire. D'ailleurs même les champions ne bluffent pas sur chaque coup! C'est essentiellement la pratique du poker, l'expérience, la connaissance du jeu et des joueurs, qui vous apprendront quand et comment bluffer.
Il faut en tout cas savoir qu'il est impossible de donner une recette toute faite pour le bluff. Ce serait justement...un bluff !
Observez vos adversaires et faites preuve de psychologie
Observez-les. Leur style de jeu d'abord. Au poker, comme dans la vie, vous adaptez votre comportement en fonction des personnes à qui vous avez affaire. Il y a bien des caractères différents mais ce qui vous intéresse ici, c'est la manière dont ils se manifestent. En réalité, chaque joueur adopte plus ou moins consciemment un style de jeu.
Au poker, on peut jouer "large" ou "serré", "passif" ou "agressif". En fait, vous rencontrerez quatre types de joueurs, à vous de les identifier le mieux possible et le plus vite possible:
Le "large-passif": c'est le plus mauvais. Il joue "large" parce qu'il joue toutes les mains ou presque, sans discernement. En plus, il suit les mises et ne relance qu'une fois tous les 36 du mois. Lui, c'est le client idéal. Surtout ne suivez pas son exemple. Et si c'est un ami, conseillez-lui d'arrêter de jouer au poker!
Le "large-agressif": il est dans tous les coups et il relance très souvent. C'est un fou dangereux, un perdant à la longue. Mais il peut faire très mal s'il est en chance! Méfiez-vous de lui. N'entrez pas dans son jeu et attendez-le plutôt au coin du bois avec un jeu canon!
Le "serré-passif": celui-là, s'il entre dans un coup, il a toujours un gros jeu. Une main de premier choix. Donc méfiance. Mais d'un autre côté, il ne mise pas très fort. Il suit, il paye mais ne relance que quand il est sûr d'avoir le jeu gagnant. Sa stratégie de poker, si vous l'avez identifiée, est donc trop prévisible pour qu'elle vous nuise vraiment...
Le "serré-agressif": voilà le bon joueur! Le pro de la partie, très souvent. Il sélectionne rigoureusement ses mains de départ, pas tant par leur valeur absolue mais par leur valeur dans le contexte du coup. Son jugement est sûr. A côté de cela, il est agressif dans le sens où, quand il s'engage dans un coup, il n'hésite pas à prendre des risques et à miser gros. Cela ne veut pas dire qu'il ne bluffe jamais. Au contraire. Si la situation et les informations qu'il a recueillies lui font sentir une faiblesse chez le ou les adversaires, il sait frapper fort, même avec un jeu nul sur un flop terrifiant! Si vous croisez un joueur comme ça, fuyez sa table...Ou plutôt, jouez pas à sa table mais évitez les coups contre lui si vous pouvez et observez sa stratégie pour vous en inspirer...
Votre profil et votre image
Essayez de maîtriser vos émotions en toutes circonstances. A la fois pour garder votre lucidité, votre jugement; et d'autre part pour ne pas donner d'indications à vos adversaires. Oui, car si vous observez les autres, eux vous observent aussi!...
Sans que vous sachiez pourquoi, vous allez avoir tendance au début à adopter un style de jeu qui correspond à votre personnalité, à votre caractère. C'est comme ça. Ce serait de toute façon une erreur que de chercher à aller contre vos tendances naturelles. L'essentiel est de bien vous connaître et de bien connaître la technique de poker. Alors vous pourrez vous remettre en question et vous améliorer...
Avec le temps et l'expérience, vous apprendrez aussi à brouiller les pistes, à varier vos coups pour dérouter vos adversaires qui évidemment, comme vous le faites vous-même dans l'autre sens, cherchent à vous "lire"!
Les "Tells"
"Tell", comme de si nombreux termes du poker, est un mot anglais qu'on utilise souvent pour parler des indices que révèle le comportement d'un joueur à une table.... Pas seulement les mains qu'il joue mais son attitude pendant qu'il les joue. Pas seulement les situations où il mise ou le montant de ses mises mais le tempo des ses mises, ses gestes, ses mimiques pendant qu'il mise, ses réactions, ses émotions, ses tremblements, ses hésitations...Il y a mille choses qui méritent d'être prises en compte, qui complètent vos informations et vous aident dans votre jugement. Le tout est de bien interpréter ces informations, en sachant que les autres joueurs, se sachant observés, peuvent jouer la comédie. Car attention, la première chose à savoir est que tous les cinémas sont permis au Texas Hold'em! Ne vous laisser pas prendre!
D'abord, quand vous jouez à une table, soyez toujours en alerte. Sur les coups que vous jouez, évidemment. Mais aussi sur ceux QUE VOUS NE JOUEZ PAS! Cela vous permettra d'établir des "fiches" sur vos adversaires, d'associer des émotions ou des tics avec les cartes qu'ils ont montré à la fin du coup. Quand la même émotion, le même tic se reproduira contre vous, vous aurez une indication précieuse car souvent ce comportement correspondra au même type de cartes ou du moins à la même force que celle qu'il a montrée précédemment.
Voici quelques exemples pour vous donner une idée. Attention: ce n'est pas du 100% puisque justement les joueurs ont le droit de faire du cinéma. A vous de faire preuve de finesse pour interpréter un tell. Affaire d'expérience et d'instinct.
L'attitude générale: un joueur qui veut paraître fort est généralement faible. Et vice-versa. Celui qui se redresse sur sa chaise, vous regarde droit dans les yeux, veut vous intimider. Il a un jeu faible. Même chose s'il approche ostensiblement les mains de ses jetons alors que ce n'est pas à lui de parler. Il veut vous empêcher de miser! En revanche, si un bon joueur a l'air effondré ou semble un peu trop ostensiblement se désintéresser du coup, méfiance! Il a certainement une montagne!
Le visage: méfiez-vous des expressions très appuyées. Généralement, il faut les interpréter à l'inverse du message qu'elles semblent transmettre.
Le regard: celui qui vous fixe droit dans les yeux veut vous convaincre de jeter vos cartes. Payez-le! En revanche celui qui a des yeux de chien battu ou le regard fuyant a sûrement une main solide. Couchez-vous!
Les mains: les tells les plus fiables sont ceux qui concernent les mains des joueurs. Autant il est facile de composer des mines avec le visage, autant il est difficile de maîtriser ses mains. Un tremblement, un manque d'assurance dans la façon de miser ses jetons par rapport à ce que vous avez observé précédemment chez un joueur, sont la plupart du temps le signe d'un jeu faible chez lui.
La respiration. Si elle est rapide et saccadée, c'est que le joueur ne se sent pas à l'aise. Il est probablement en bluff! Si sa respiration est bloquée, même chose. C'est qu'il sait que vous l'observez et qu'il cherche à masquer sa gêne.
La parole. Au poker, il est tout à fait autorisé de parler pendant un coup. Parlez à votre adversaire comme il cherchera lui-même à vous faire parler. En tournoi, on voit souvent un joueur demander à celui qui le relance, combien il a misé (alors qu'il le sait parfaitement!)...Mais il cherche à apprécier un changement de timbre ou de volume. Une voix étranglée ou enrouée est la plupart du temps signe de bluff...
Mais, répètons-le, on est ici sur un terrain très mouvant. Sur lequel on ne peut pas donner de règle absolue. Tout dépend du niveau du joueur que vous avez en face de vous, de son tempérament, de son niveau...et du vôtre. Un novice sera à interpréter au premier degré. Un bon joueur au deuxième degré, c'est-à-dire qu'il va chercher à être plus vicieux. Quant au champion, il vaut mieux renoncer à le lire!...
Quant à vous, eh bien, il faut que vous fassiez attention à vos gestes, à vos mimiques, à vos paroles, etc...Si vous ne voulez pas que vos adversaires lisent en vous comme à livre ouvert! Le mieux est de rester impassible en toute circonstance. Si vous y arrivez, chapeau!
Le bluff
S'il ya bien un mot synonyme de poker, un mot que tout le monde connaît même sans avoir jamais joué au poker, c'est celui-là.... Eh bien, tout simplement parce qu'avant d'en parler vraiment, il fallait que vous connaissiez bien la technique du jeu. Parce que le bluff fait appel à toutes les notions du poker: la technique, la stratégie et la psychologie. Quand on parle de psychologie, c'est la vôtre et celle des autres. L'image que vous vous faites d'eux et celle qu'ils se font de vous!
Pour bluffer, il faut donc commence par bien connaître ses gammes. Et puis il faut d'autres qualités, comme l'instinct et le courage. Et il faut savoir que toutes les positions, toutes les configurations techniques ne se prêtent pas au bluff. Surtout quand vous jouez contre des bons joueurs. A vos débuts, il vaut mieux ne bluffer que très rarement. Cela ne vous empêchera pas de gagner, bien au contraire. D'ailleurs même les champions ne bluffent pas sur chaque coup! C'est essentiellement la pratique du poker, l'expérience, la connaissance du jeu et des joueurs, qui vous apprendront quand et comment bluffer.
Il faut en tout cas savoir qu'il est impossible de donner une recette toute faite pour le bluff. Ce serait justement...un bluff !
La stratégie au poker
Au poker, et notamment au Texas Hold'em No Limit, bien connaître les règles est une chose. Il est donc possible de commencer à jouer...Le problème, c'est que vous allez jouer un peu au hasard! Et comme le poker n'est pas seulement un jeu de hasard, vous allez perdre plus souvent que vous allez gagner. Il faut donc que vous deveniez UN BON JOUEUR... Un bon joueur, ce n'est pas celui qui gagne à tous les coups, ça ce n'est pas possible, justement parce que le hasard intervient. Non...un bon joueur est celui qui gagne plus souvent que les autres sur le long terme, grâce à une bonne stratégie. Parce qu'il a des connaissances techniques, qu'il sait réfléchir, analyser, maîtriser ses émotions, prévoir les réactions des autres,etc.... Et tout cela ne s'invente pas! Je vais maintenant vous donner la bonne stratégie de poker pour mettre toutes les chances de votre côté...
Commencez par évaluer votre main
On vous distribue 2 cartes que vous êtes les seuls à voir. Mais que faut-il faire avec: Passer, Payer, relancer?...La première stratégie dans un coup de poker est L'EVALUATION des cartes de départ. Car il ne faut pas jouer tous les coups quel que soit son jeu...
A-A est la meilleure main de départ possible. Cela ne garantit pas le gain du coup mais c'est une bonne chance! Le problème est surtout qu'on n'a pas deux As sur tous les coups, loin de là...
Ensuite R-R
Puis D-D
AA, RR, DD sont des mains que l'on joue (presque) quoi qu'il arrive car ce sont les plus belles. Elles valent même une relance, tout comme aussi la plupart du temps avec...
AR de la même couleur. C'est aussi une très forte main. Pas de paire mais avec le renfort des 5 cartes communes, on a une très bonne chance de trouver un As ou un Roi. On a aussi la possibilité de réussir une couleur si trois cartes de la couleur apparaissent sur le tableau commun; et même des possibilités de quinte avec une ou deux cartes de la main.... Et puis encore on peut gagner sans la moindre paire si l'adversaire n'en a pas non plus...
V-V, 10-10. Ces paires sont aussi de belles mains de départ au No Limit Hold'em, surtout contre un seul joueur. Mais il faut s'en méfier si plusieurs joueurs sont dans le coup puisque Un As, Un Roi ou une Dame sur le flop peut donner une paire supérieure chez un adversaire.
9-9 et 8-8. Des mains intéressantes mais qui ne valent pas qu'on joue sa chemise. Tout dépend du prix à payer et du nombre de joueurs dans le coup. Il faut savoir combien miser et comment se comporter en fonction des mises ou des relances des autres joueurs de la table...
A-D de la même couleur est aussi un excellent départ.
A-R dépareillés. AR est à la base une super main mais le fait que les deux cartes ne soient pas ici de la même couleur la dévalue un peu, c'est pourquoi elle se situe plus bas dans le classement des mains de départ...
Ces mains sont les 10 de base, les meilleures au Texas Hold'em No Limit. Cela donne une idée de la hiérarchie A PRIORI. Lors de vos premières parties de poker, vous pourriez presque vous limiter à jouer ces mains de départ-là et Passer avec toutes les autres! Ce serait votre meilleure chance de finir gagnant...Mais ce ne serait pas très drôle car cela vous obligerait à rester en dehors de l'action pendant parfois une heure d'affilée. Quel ennui!...
Alors, d'une manière générale, si vous voulez jouer davantage de mains, voici quelques conseils: quand vos deux cartes ne constituent pas pas une paire, mieux vaut qu'elles soient de la même couleur, que ce soit les plus grosses cartes possibles et qu'elles soient au maximum rapprochées l'une de l'autre. Cela vous donnera le maximum de possibilités d'amélioration avec les cartes du flop.
On peut donc étendre nos critères de sélection à des mains comme R-D de la même couleur, V-10 de la même couleur, parfois A-J de la même couleur ou D-V de la même couleur...
Les petites cartes ne valent, elles, d'être jouées que si elles sont "connectées" et "assorties, c'est-à-dire très rapprochées l'une de l'autre et de la même couleur, par exemple 9-8 de Trèfle, 7-8 de Carreau ou mêm 6-5 de Pique. Ce sont des jeux "à surprise" si vous "touchez" un bon flop, car l'adversaire, logiquement, vous "voit" plutôt sur des "grosses cartes".
Cela donne une idée des critères de sélection de vos mains de départ. Ce qu'il faut surtout retenir, c'est qu'il y a toutes les autres mains, qui constituent l'immense majorité de toutes celles que l'on vous distribuera. Ces mains-là, IL NE FAUT JAMAIS LES JOUER: tout ce qui est 10-2, 9-4, V-3, R-4, etc, etc.... Toutes ces mains qui ne donnent pas une bonne espérance de gain, même si les deux cartes sont de la même couleur.
Avec, par exemple, D-7, que va-t-il se passer? Soit on ne trouve rien au flop et on aura déjà perdu les jetons engagés avant le flop; soit on trouve une Dame ou un 7 au flop et, là, on risque de perdre encore davantage: on tombera trop souvent sur un adversaire qui a une paire supérieure ou sur un adversaire qui a une paire de Dames avec un meilleur "kicker". Le kicker est cette carte d'accompagnement qui fait si souvent la différence au Texas Hold'em. Ici, avec D-7 en main et une Dame au flop, on a toutes les chances (ou toutes les malchances) de tomber sur quelqu'un qui a D-A ou D-R ou D-V...On pourrait quand même le battre en faisant deux paires si un 7 se retournait aussi mais c'est trop peu probable...Le poker est un jeu de probabilités et de statistiques. Il faut que nos actions soient payantes A LA LONGUE, pas une fois de temps en temps!
Il y adonc un petit nombre de très belles mains et un certain nombre, un peu plus important, de mains jouables ou intéressantes. Il faut donc être patient. La patience au poker est une qualité ESSENTIELLE.
NB. Moins la main est forte, plus il faut être prudent, plus il faut tenir compte de la manière dont se déroule le coup, du prix à payer et de la position. Voici une nouvelle étape dans la stratégie poker !
Position et stratégie
La position est votre place sur la table par rapport au "bouton", par rapport au donneur, qui varie d'un coup à l'autre. Et la position change la valeur-même de vos cartes! On a un très net avantage ou au contraire un gros désavantage selon les cas. La position la meilleure est d'être "au bouton" c'est-à-dire d'être le donneur. Au fur et à mesure que le bouton s'éloigne sur la gauche, la situation tactique se dégrade. Elle est encore bonne si on est à un ou deux crans du bouton, elle devient vulnérable ensuite pour être franchement exposée à tous les vents quand on est de petite et de grosse blind.
Lorsqu'on est au bouton ou près du bouton, on a l'avantage de parler dans les derniers à tous les tours de mise. Ce sont les autres qui vont devoir se dévoiler, afficher leurs ambitions et miser les premiers. On bénéficie ainsi de précieuses informations, aussi bien au premier tour pour décider on va jouer le coup ou non, que par la suite pour apprécier l'évolution de la situation et la force des autres.
A l'inverse, être juste après les blinds oblige à prendre vos décisions en premier, avec aucune idée de la force des cartes des adversaires! Et ce, avant le flop, sur le flop, sur le Turn et sur la River...
C'est un élément CAPITAL dont il faut tenir compte sur chaque coup de poker. Si on est dans les premiers à parler, on ne joue qu'avec des mains très fortes. Si en revanche, on est au bouton et que les autres joueurs ont passé ou n'ont donné aucun signe de force, on peut se montrer plus entreprenant, plus agressif, voire téméraire. On peut jouer avec des mains qu'on ne regarderait même pas dans les premières positions...Et cela permet de prendre l'ascendant, même de bluffer les adversaires comme par miracle. Certains experts considèrent que la position du bouton équivaut à avoir une troisième carte dans la manche....
Un exemple de la manière dont l'évaluation de la main change: A-7.
Avec cette main, il ne faut pas commettre l'erreur de s'engager dans le coup en première position. Mais à l'inverse, ce serait une erreur de stratégie de jeter ses cartes en position de donneur quand tous les autres joueurs ont Passé. Il faut même relancer! C'est la position idéale pour "voler les blinds". Ces deux malheureux qui ont été obligés de miser avant de voir leurs cartes peuvent, bien sûr, avoir un jeu plus fort que A-7. Mais STATISTIQUEMENT ce ne sera pas le cas. La plupart du temps, les blinds Passeront et le pot sera à nous. Et si on est payé et donc obligé de jouer le coup sur le flop, on aura encore cet avantage énorme de s'exprimer après l'adversaire. Et la possibilité, soit de trouver un bon flop, soit, si on n'améliore pas la main, de gagner le coup quand même en bluffant, partant du principe que l'adversaire n'a sûrement pas amélioré lui non plus. C'est d'ailleurs un principe à retenir: la plupart des mains ne s'améliorent pas sur le flop!...
Stratégie d'enchère : Quand miser, quand relancer, et combien?...
Au poker, et surtout au No Limit Hold'em, la gestion des jetons est un élément très important. A tout moment, vos mises influencent le déroulement du coup et conditionnent votre score à la fin de la partie. Et puis surtout les mises de vos adversaires, les enchères en général, sont une mine d'informations pour vous. Sachez vous en servir!
Si vous misez alors que vous devriez passer, c'est une perte sèche à la longue.
Si vous passez alors que vous devriez miser, c'est un peu la même chose puisque vous manquez STATISTIQUEMENT une opportunité de gain.
Si vous misez trop ou au contraire trop peu, vous vous désavantagez aussi...
par exemple, inutile de miser votre tapis s'il n'y a qu'un pot misérable à remporter. A l'inverse, ne misez pas trop faiblement dans un gros pot. Surtout quand vous avez un bon jeu mais que vous ne seriez pas sûr de l'emporter au final si l'adversaire réussissait un tirage improbable. Si vous pensez avoir le meilleur jeu pour l'instant, allez-y franchement. Faites payer cher celui qui veut aller chercher une carte miracle!
Ce qui va aussi faire une grande différence, ce sont les RELANCES. Une relance est une surenchère: votre adversaire mise et vous, vous décidez de miser plus cher ou même beaucoup plus cher! C'est une arme redoutable mais...à double tranchant puisque vous risquez davantage de jetons. Il faut donc l'utiliser dans des situations précises.
Stratégie de relance : Quand relancer ?
Quand vous voulez protéger votre main: par exemple vous avez une main forte, une main où vous êtes persuadé de gagner si le coup s'arrêtait là. Le problème est qu'il y a encore une carte ou deux à venir après le flop et vous craignez que votre adversaire ait un tirage couleur. Il mise pour vous faire croire qu'il a une "main faite". Il faut relancer!
Pour réduire le nombre de vos adversaires: Si vous avez une paire d'As avant le flop, vous avez une montagne! Et vous êtes le favori du coup, c'est certain. Mais attention, si vous jouez le coup à 4 ou 5 joueurs, vous n'êtes plus si favori que ça! Donc vous relancez pour augmenter vos probabilités de gagner!
Pour gagner plus ! Chaque fois que vous avez un jeu gagnant, le but est de gagner le maximum avec ! C'est le cas typique où vous êtes d'accord pour jouer le coup au "tarif de nuit" !
Dernier cas: la relance pour obtenir des informations. Exemple: un joueur mise et vous avez une belle main, une paire de Dames! Vous vous sentez fort mais comment savoir si l'autre n'a pas une paire de Rois ou même une paire d'As. Ce serait ennuyeux de perdre tout votre tapis...Alors vous relancez. Et très souvent (pas toujours car vous pouvez tomber sur des joueurs particulièrement retors...), vous allez "savoir": soit il passe et vous gagnez le pot sans émotion; soit l'adversaire vous suit et vous déduisez que votre paire de Dames est le meilleur jeu pour le moment; soit enfin il sur-relance encore, il vous dit même: "TAPIS!"....Et là, vous pouvez peut-être arrêter les frais et sauver le reste de vos jetons...
C'est un cas où relancer équivaut à poser une question à l'adversaire. On agit ensuite en fonction de sa "réponse"...
En réalité - c'est assez inévitable hélas- une ou deux expériences malheureuses, vous apprendront très vite à "bien miser". On dit souvent qu' "il faut payer pour apprendre". C'est aussi vrai au poker que dans la vie!
Comprendre la notion de risque et de cote
Le principe d'un coup, d'une partie de poker, et plus largement de l'enchaînement dans le temps de toutes les parties de poker, c'est de prendre des risques. Mais des risques calculés! Il convient donc pour cela de respecter une certaine stratégie de poker.
En fonction de vos cartes, vous gérez votre capital jetons, vous investissez quelque chose pour gagner davantage, à condition comme on dit que "le jeu en vaille la chandelle". Vous devez donc toujours vous poser plusieurs questions dans un coup:
1- Quelle somme dois-je miser, maintenant et plus tard? (puisque, évidemment, il va y avoir plusieurs tours de mise).
2- Quelle est la contrepartie? Vais-je gagner suffisamment pour le risque que je prends?
C'est seulement après avoir répondu à ces 2 questions que vous pourrez vous engager.
Cela vous fait entrevoir la notion de "cote". S'il faut que vous engagiez une somme, vous ne devez pas seulement penser à ce que vous risquez de perdre, vous devez en même temps, toujours, évaluer vos chances de gagner et combien vous avez à gagner. Ce qui compte, ce n'est pas tant le risque que vous prenez mais savoir si c'est un "bon" risque statistiquement.
Un exemple en dehors du poker, le jeu de pile ou face . Le risque que est évident: vous avez une chance sur 2 de gagner à chaque coup. A chaque coup, vous engagez, supposons, 1 euro. Vous savez ce que vous risquez de perdre. Maintenant, il faut vous poser la question: "combien vais-je gagner?". Si l'adversaire vous propose 1,20 euro si vous gagnez, alors vous êtes avantagé, il faut prendre le risque. Vous pouvez même augmenter votre mise et jouer 10 euros sur chaque coup. Mais si l'adversaire vous propose de gagner 0, 95 euro, alors il faut refuser de jouer! Vous allez en effet gagner autant de coups l'un que l'autre mais vous, à la longue, vos gains ne vont pas compenser vos pertes. STATISTIQUEMENT, vous allez perdre à coup sûr.
En résumé : la stratégie à retenir absolument
Au poker, qu'on joue de l'argent ou des cacahuètes, on ne peut pas éviter de prendre des risques.
Les risques doivent être "calculés" en fonction du gain.
Il faut que la chance de gagner soit supérieure au risque statistique de perdre!
Les probabilité et les statistiques sont cles sciences qui gèrent le hasard. En connaître des notions permet de contrôler les risques, de mettre le hasard de son côté sur le long terme!
Commencez par évaluer votre main
On vous distribue 2 cartes que vous êtes les seuls à voir. Mais que faut-il faire avec: Passer, Payer, relancer?...La première stratégie dans un coup de poker est L'EVALUATION des cartes de départ. Car il ne faut pas jouer tous les coups quel que soit son jeu...
A-A est la meilleure main de départ possible. Cela ne garantit pas le gain du coup mais c'est une bonne chance! Le problème est surtout qu'on n'a pas deux As sur tous les coups, loin de là...
Ensuite R-R
Puis D-D
AA, RR, DD sont des mains que l'on joue (presque) quoi qu'il arrive car ce sont les plus belles. Elles valent même une relance, tout comme aussi la plupart du temps avec...
AR de la même couleur. C'est aussi une très forte main. Pas de paire mais avec le renfort des 5 cartes communes, on a une très bonne chance de trouver un As ou un Roi. On a aussi la possibilité de réussir une couleur si trois cartes de la couleur apparaissent sur le tableau commun; et même des possibilités de quinte avec une ou deux cartes de la main.... Et puis encore on peut gagner sans la moindre paire si l'adversaire n'en a pas non plus...
V-V, 10-10. Ces paires sont aussi de belles mains de départ au No Limit Hold'em, surtout contre un seul joueur. Mais il faut s'en méfier si plusieurs joueurs sont dans le coup puisque Un As, Un Roi ou une Dame sur le flop peut donner une paire supérieure chez un adversaire.
9-9 et 8-8. Des mains intéressantes mais qui ne valent pas qu'on joue sa chemise. Tout dépend du prix à payer et du nombre de joueurs dans le coup. Il faut savoir combien miser et comment se comporter en fonction des mises ou des relances des autres joueurs de la table...
A-D de la même couleur est aussi un excellent départ.
A-R dépareillés. AR est à la base une super main mais le fait que les deux cartes ne soient pas ici de la même couleur la dévalue un peu, c'est pourquoi elle se situe plus bas dans le classement des mains de départ...
Ces mains sont les 10 de base, les meilleures au Texas Hold'em No Limit. Cela donne une idée de la hiérarchie A PRIORI. Lors de vos premières parties de poker, vous pourriez presque vous limiter à jouer ces mains de départ-là et Passer avec toutes les autres! Ce serait votre meilleure chance de finir gagnant...Mais ce ne serait pas très drôle car cela vous obligerait à rester en dehors de l'action pendant parfois une heure d'affilée. Quel ennui!...
Alors, d'une manière générale, si vous voulez jouer davantage de mains, voici quelques conseils: quand vos deux cartes ne constituent pas pas une paire, mieux vaut qu'elles soient de la même couleur, que ce soit les plus grosses cartes possibles et qu'elles soient au maximum rapprochées l'une de l'autre. Cela vous donnera le maximum de possibilités d'amélioration avec les cartes du flop.
On peut donc étendre nos critères de sélection à des mains comme R-D de la même couleur, V-10 de la même couleur, parfois A-J de la même couleur ou D-V de la même couleur...
Les petites cartes ne valent, elles, d'être jouées que si elles sont "connectées" et "assorties, c'est-à-dire très rapprochées l'une de l'autre et de la même couleur, par exemple 9-8 de Trèfle, 7-8 de Carreau ou mêm 6-5 de Pique. Ce sont des jeux "à surprise" si vous "touchez" un bon flop, car l'adversaire, logiquement, vous "voit" plutôt sur des "grosses cartes".
Cela donne une idée des critères de sélection de vos mains de départ. Ce qu'il faut surtout retenir, c'est qu'il y a toutes les autres mains, qui constituent l'immense majorité de toutes celles que l'on vous distribuera. Ces mains-là, IL NE FAUT JAMAIS LES JOUER: tout ce qui est 10-2, 9-4, V-3, R-4, etc, etc.... Toutes ces mains qui ne donnent pas une bonne espérance de gain, même si les deux cartes sont de la même couleur.
Avec, par exemple, D-7, que va-t-il se passer? Soit on ne trouve rien au flop et on aura déjà perdu les jetons engagés avant le flop; soit on trouve une Dame ou un 7 au flop et, là, on risque de perdre encore davantage: on tombera trop souvent sur un adversaire qui a une paire supérieure ou sur un adversaire qui a une paire de Dames avec un meilleur "kicker". Le kicker est cette carte d'accompagnement qui fait si souvent la différence au Texas Hold'em. Ici, avec D-7 en main et une Dame au flop, on a toutes les chances (ou toutes les malchances) de tomber sur quelqu'un qui a D-A ou D-R ou D-V...On pourrait quand même le battre en faisant deux paires si un 7 se retournait aussi mais c'est trop peu probable...Le poker est un jeu de probabilités et de statistiques. Il faut que nos actions soient payantes A LA LONGUE, pas une fois de temps en temps!
Il y adonc un petit nombre de très belles mains et un certain nombre, un peu plus important, de mains jouables ou intéressantes. Il faut donc être patient. La patience au poker est une qualité ESSENTIELLE.
NB. Moins la main est forte, plus il faut être prudent, plus il faut tenir compte de la manière dont se déroule le coup, du prix à payer et de la position. Voici une nouvelle étape dans la stratégie poker !
Position et stratégie
La position est votre place sur la table par rapport au "bouton", par rapport au donneur, qui varie d'un coup à l'autre. Et la position change la valeur-même de vos cartes! On a un très net avantage ou au contraire un gros désavantage selon les cas. La position la meilleure est d'être "au bouton" c'est-à-dire d'être le donneur. Au fur et à mesure que le bouton s'éloigne sur la gauche, la situation tactique se dégrade. Elle est encore bonne si on est à un ou deux crans du bouton, elle devient vulnérable ensuite pour être franchement exposée à tous les vents quand on est de petite et de grosse blind.
Lorsqu'on est au bouton ou près du bouton, on a l'avantage de parler dans les derniers à tous les tours de mise. Ce sont les autres qui vont devoir se dévoiler, afficher leurs ambitions et miser les premiers. On bénéficie ainsi de précieuses informations, aussi bien au premier tour pour décider on va jouer le coup ou non, que par la suite pour apprécier l'évolution de la situation et la force des autres.
A l'inverse, être juste après les blinds oblige à prendre vos décisions en premier, avec aucune idée de la force des cartes des adversaires! Et ce, avant le flop, sur le flop, sur le Turn et sur la River...
C'est un élément CAPITAL dont il faut tenir compte sur chaque coup de poker. Si on est dans les premiers à parler, on ne joue qu'avec des mains très fortes. Si en revanche, on est au bouton et que les autres joueurs ont passé ou n'ont donné aucun signe de force, on peut se montrer plus entreprenant, plus agressif, voire téméraire. On peut jouer avec des mains qu'on ne regarderait même pas dans les premières positions...Et cela permet de prendre l'ascendant, même de bluffer les adversaires comme par miracle. Certains experts considèrent que la position du bouton équivaut à avoir une troisième carte dans la manche....
Un exemple de la manière dont l'évaluation de la main change: A-7.
Avec cette main, il ne faut pas commettre l'erreur de s'engager dans le coup en première position. Mais à l'inverse, ce serait une erreur de stratégie de jeter ses cartes en position de donneur quand tous les autres joueurs ont Passé. Il faut même relancer! C'est la position idéale pour "voler les blinds". Ces deux malheureux qui ont été obligés de miser avant de voir leurs cartes peuvent, bien sûr, avoir un jeu plus fort que A-7. Mais STATISTIQUEMENT ce ne sera pas le cas. La plupart du temps, les blinds Passeront et le pot sera à nous. Et si on est payé et donc obligé de jouer le coup sur le flop, on aura encore cet avantage énorme de s'exprimer après l'adversaire. Et la possibilité, soit de trouver un bon flop, soit, si on n'améliore pas la main, de gagner le coup quand même en bluffant, partant du principe que l'adversaire n'a sûrement pas amélioré lui non plus. C'est d'ailleurs un principe à retenir: la plupart des mains ne s'améliorent pas sur le flop!...
Stratégie d'enchère : Quand miser, quand relancer, et combien?...
Au poker, et surtout au No Limit Hold'em, la gestion des jetons est un élément très important. A tout moment, vos mises influencent le déroulement du coup et conditionnent votre score à la fin de la partie. Et puis surtout les mises de vos adversaires, les enchères en général, sont une mine d'informations pour vous. Sachez vous en servir!
Si vous misez alors que vous devriez passer, c'est une perte sèche à la longue.
Si vous passez alors que vous devriez miser, c'est un peu la même chose puisque vous manquez STATISTIQUEMENT une opportunité de gain.
Si vous misez trop ou au contraire trop peu, vous vous désavantagez aussi...
par exemple, inutile de miser votre tapis s'il n'y a qu'un pot misérable à remporter. A l'inverse, ne misez pas trop faiblement dans un gros pot. Surtout quand vous avez un bon jeu mais que vous ne seriez pas sûr de l'emporter au final si l'adversaire réussissait un tirage improbable. Si vous pensez avoir le meilleur jeu pour l'instant, allez-y franchement. Faites payer cher celui qui veut aller chercher une carte miracle!
Ce qui va aussi faire une grande différence, ce sont les RELANCES. Une relance est une surenchère: votre adversaire mise et vous, vous décidez de miser plus cher ou même beaucoup plus cher! C'est une arme redoutable mais...à double tranchant puisque vous risquez davantage de jetons. Il faut donc l'utiliser dans des situations précises.
Stratégie de relance : Quand relancer ?
Quand vous voulez protéger votre main: par exemple vous avez une main forte, une main où vous êtes persuadé de gagner si le coup s'arrêtait là. Le problème est qu'il y a encore une carte ou deux à venir après le flop et vous craignez que votre adversaire ait un tirage couleur. Il mise pour vous faire croire qu'il a une "main faite". Il faut relancer!
Pour réduire le nombre de vos adversaires: Si vous avez une paire d'As avant le flop, vous avez une montagne! Et vous êtes le favori du coup, c'est certain. Mais attention, si vous jouez le coup à 4 ou 5 joueurs, vous n'êtes plus si favori que ça! Donc vous relancez pour augmenter vos probabilités de gagner!
Pour gagner plus ! Chaque fois que vous avez un jeu gagnant, le but est de gagner le maximum avec ! C'est le cas typique où vous êtes d'accord pour jouer le coup au "tarif de nuit" !
Dernier cas: la relance pour obtenir des informations. Exemple: un joueur mise et vous avez une belle main, une paire de Dames! Vous vous sentez fort mais comment savoir si l'autre n'a pas une paire de Rois ou même une paire d'As. Ce serait ennuyeux de perdre tout votre tapis...Alors vous relancez. Et très souvent (pas toujours car vous pouvez tomber sur des joueurs particulièrement retors...), vous allez "savoir": soit il passe et vous gagnez le pot sans émotion; soit l'adversaire vous suit et vous déduisez que votre paire de Dames est le meilleur jeu pour le moment; soit enfin il sur-relance encore, il vous dit même: "TAPIS!"....Et là, vous pouvez peut-être arrêter les frais et sauver le reste de vos jetons...
C'est un cas où relancer équivaut à poser une question à l'adversaire. On agit ensuite en fonction de sa "réponse"...
En réalité - c'est assez inévitable hélas- une ou deux expériences malheureuses, vous apprendront très vite à "bien miser". On dit souvent qu' "il faut payer pour apprendre". C'est aussi vrai au poker que dans la vie!
Comprendre la notion de risque et de cote
Le principe d'un coup, d'une partie de poker, et plus largement de l'enchaînement dans le temps de toutes les parties de poker, c'est de prendre des risques. Mais des risques calculés! Il convient donc pour cela de respecter une certaine stratégie de poker.
En fonction de vos cartes, vous gérez votre capital jetons, vous investissez quelque chose pour gagner davantage, à condition comme on dit que "le jeu en vaille la chandelle". Vous devez donc toujours vous poser plusieurs questions dans un coup:
1- Quelle somme dois-je miser, maintenant et plus tard? (puisque, évidemment, il va y avoir plusieurs tours de mise).
2- Quelle est la contrepartie? Vais-je gagner suffisamment pour le risque que je prends?
C'est seulement après avoir répondu à ces 2 questions que vous pourrez vous engager.
Cela vous fait entrevoir la notion de "cote". S'il faut que vous engagiez une somme, vous ne devez pas seulement penser à ce que vous risquez de perdre, vous devez en même temps, toujours, évaluer vos chances de gagner et combien vous avez à gagner. Ce qui compte, ce n'est pas tant le risque que vous prenez mais savoir si c'est un "bon" risque statistiquement.
Un exemple en dehors du poker, le jeu de pile ou face . Le risque que est évident: vous avez une chance sur 2 de gagner à chaque coup. A chaque coup, vous engagez, supposons, 1 euro. Vous savez ce que vous risquez de perdre. Maintenant, il faut vous poser la question: "combien vais-je gagner?". Si l'adversaire vous propose 1,20 euro si vous gagnez, alors vous êtes avantagé, il faut prendre le risque. Vous pouvez même augmenter votre mise et jouer 10 euros sur chaque coup. Mais si l'adversaire vous propose de gagner 0, 95 euro, alors il faut refuser de jouer! Vous allez en effet gagner autant de coups l'un que l'autre mais vous, à la longue, vos gains ne vont pas compenser vos pertes. STATISTIQUEMENT, vous allez perdre à coup sûr.
En résumé : la stratégie à retenir absolument
Au poker, qu'on joue de l'argent ou des cacahuètes, on ne peut pas éviter de prendre des risques.
Les risques doivent être "calculés" en fonction du gain.
Il faut que la chance de gagner soit supérieure au risque statistique de perdre!
Les probabilité et les statistiques sont cles sciences qui gèrent le hasard. En connaître des notions permet de contrôler les risques, de mettre le hasard de son côté sur le long terme!
jeudi 6 mai 2010
Stratégie Poker : Gagner Plus d'argent
Faire preuve de rigueur dans le choix de ses mains, et de patience, permet d’optimiser ses gains en limitant la prise de risque. Explications.
La principale erreur que font les débutants
Beaucoup de jeunes joueurs commettent l’erreur de vouloir être de toutes les parties.
Ils se disent qu’après tout, « A6 n’est pas une si mauvaise main », et que « ça peut passer » … et que de toutes façons, « ils sont venus pour jouer ».
C’est oublier une chose : on ne joue pas au poker pour jouer au poker, mais pour gagner de l’argent.
Les joueurs qui essaient de gagner un maximum de mains se trompent d’objectif.
Ceux qui se disent que gagner est secondaire finissent toujours par rentrer chez eux sans leur argent.
Les vrais champions ne jouent que pour augmenter leur stack et repartir les poches pleines. Le poker n’est pas – seulement – un jeu de société que l’on pratique entre amis le samedi soir : c’est AVANT TOUT un jeu d’argent.
Au poker, l’important n’est PAS de participer. L’important est de gagner beaucoup ET de perdre peu.
Le joueur de poker doit être comme un reptile à sang froid
Doyle Brunson décrit dans son livre SuperSystem deux traits de caractère essentiels que le joueur de poker doit présenter s’il veut tirer son épingle du jeu. Selon ce monstre du poker, un joueur se doit d’avoir :
de la rigueur : toutes les mains ne sont pas bonnes à jouer, et celles qui sont bonnes à jouer dans telles circonstances ne sont plus aussi intéressantes dans telles autres circonstances
de la patience : il faut savoir attendre que les circonstances et les cartes soient favorables pour s’impliquer dans un duel
Le joueur de poker avisé doit être capable de voir défiler les mains et résister à la tentation de se jeter dans le duel, et la rigueur dans le choix de ses mains, afin de ne pas être tenté de jouer avec des mains fondamentalement trop faibles pour permettre quoi que ce soit.
Le joueur de poker doit donc être tel un reptile à sang froid : il doit être capable d’observer le jeu et ses adversaires sans bouger, calé dans son fauteil, à attendre le bon moment.
Deux raisons majeures à cela.
1. Choisir vos mains avec rigueur et faire preuve de patience vous permet d’optimiser vos gains
Il est facile d’observer que les joueurs qui commettent l’erreur de jouer trop de mains, certes gagnent plus, mais qu’au final, ce sont aussi ceux qui perdent le plus. Forcément : en jouant davantage de mains, on prend davantage de risques, et il est plus facile de perdre son argent que de prendre celui de ses adversaires.
Ainsi, un joueur peu rigoureux va jouer beaucoup de mains, dont une immense majorité en étant insuffisamment armé, prendre beaucoup de risques pour gagner 6$, en perdre 3, puis 3, puis 4, puis en reprendre 8, puis en perdre 12, et au final, repartir avec 8 dollars en moins.
Le but du poker n’est pas de gagner le plus de mains possibles, mais d’optimiser ses coups pour gagner un maximum d’argent en prenant un minimum de risques.
Ce qui veut dire, gagner beaucoup d’argent en jouant le moins de mains possibles, pour limiter les risques de perdre (plus on joue de mains, plus on augmente le risque).
En étant plus sélectif, en apprenant quelles mains jouer vous perdrez moins de duels, et donc, moins d’argent. A l’inverse, vous gagnerez un plus large pourcentage de mains. Vous gagnerez donc plus en perdant moins. C’est de l’optimisation pure et simple, mais ça demande de la discipline. Or, nous l’avons vu, la discipline et le sang froid font la différence entre les gagnants et les joueurs du dimanche.
2. Attendre le bon moment vous laisse tout le temps d’observer vos adversaires
Une façon intelligente de ne pas perdre son temps lorsqu’on attend son heure autour d’une table est d’observer la façon de jouer de ses adversaires. Il existe une foule de détails à observer chez son adversaire, et cela fera l’objet d’un prochain article, mais c’est primordial au poker.
Tous les grands joueurs n’hésitent pas à prendre le temps de décrypter le jeu de leurs adversaires, quitte à ne pas trop jouer en début de partie
La principale erreur que font les débutants
Beaucoup de jeunes joueurs commettent l’erreur de vouloir être de toutes les parties.
Ils se disent qu’après tout, « A6 n’est pas une si mauvaise main », et que « ça peut passer » … et que de toutes façons, « ils sont venus pour jouer ».
C’est oublier une chose : on ne joue pas au poker pour jouer au poker, mais pour gagner de l’argent.
Les joueurs qui essaient de gagner un maximum de mains se trompent d’objectif.
Ceux qui se disent que gagner est secondaire finissent toujours par rentrer chez eux sans leur argent.
Les vrais champions ne jouent que pour augmenter leur stack et repartir les poches pleines. Le poker n’est pas – seulement – un jeu de société que l’on pratique entre amis le samedi soir : c’est AVANT TOUT un jeu d’argent.
Au poker, l’important n’est PAS de participer. L’important est de gagner beaucoup ET de perdre peu.
Le joueur de poker doit être comme un reptile à sang froid
Doyle Brunson décrit dans son livre SuperSystem deux traits de caractère essentiels que le joueur de poker doit présenter s’il veut tirer son épingle du jeu. Selon ce monstre du poker, un joueur se doit d’avoir :
de la rigueur : toutes les mains ne sont pas bonnes à jouer, et celles qui sont bonnes à jouer dans telles circonstances ne sont plus aussi intéressantes dans telles autres circonstances
de la patience : il faut savoir attendre que les circonstances et les cartes soient favorables pour s’impliquer dans un duel
Le joueur de poker avisé doit être capable de voir défiler les mains et résister à la tentation de se jeter dans le duel, et la rigueur dans le choix de ses mains, afin de ne pas être tenté de jouer avec des mains fondamentalement trop faibles pour permettre quoi que ce soit.
Le joueur de poker doit donc être tel un reptile à sang froid : il doit être capable d’observer le jeu et ses adversaires sans bouger, calé dans son fauteil, à attendre le bon moment.
Deux raisons majeures à cela.
1. Choisir vos mains avec rigueur et faire preuve de patience vous permet d’optimiser vos gains
Il est facile d’observer que les joueurs qui commettent l’erreur de jouer trop de mains, certes gagnent plus, mais qu’au final, ce sont aussi ceux qui perdent le plus. Forcément : en jouant davantage de mains, on prend davantage de risques, et il est plus facile de perdre son argent que de prendre celui de ses adversaires.
Ainsi, un joueur peu rigoureux va jouer beaucoup de mains, dont une immense majorité en étant insuffisamment armé, prendre beaucoup de risques pour gagner 6$, en perdre 3, puis 3, puis 4, puis en reprendre 8, puis en perdre 12, et au final, repartir avec 8 dollars en moins.
Le but du poker n’est pas de gagner le plus de mains possibles, mais d’optimiser ses coups pour gagner un maximum d’argent en prenant un minimum de risques.
Ce qui veut dire, gagner beaucoup d’argent en jouant le moins de mains possibles, pour limiter les risques de perdre (plus on joue de mains, plus on augmente le risque).
En étant plus sélectif, en apprenant quelles mains jouer vous perdrez moins de duels, et donc, moins d’argent. A l’inverse, vous gagnerez un plus large pourcentage de mains. Vous gagnerez donc plus en perdant moins. C’est de l’optimisation pure et simple, mais ça demande de la discipline. Or, nous l’avons vu, la discipline et le sang froid font la différence entre les gagnants et les joueurs du dimanche.
2. Attendre le bon moment vous laisse tout le temps d’observer vos adversaires
Une façon intelligente de ne pas perdre son temps lorsqu’on attend son heure autour d’une table est d’observer la façon de jouer de ses adversaires. Il existe une foule de détails à observer chez son adversaire, et cela fera l’objet d’un prochain article, mais c’est primordial au poker.
Tous les grands joueurs n’hésitent pas à prendre le temps de décrypter le jeu de leurs adversaires, quitte à ne pas trop jouer en début de partie
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